Histoire de la Coupe du Monde
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La Coupe du Monde naît d'une intuition de Jules Rimet, président de la FIFA dans l'entre-deux-guerres. Les Jeux olympiques ne couvrent que les amateurs, et le football professionnel monte en puissance partout en Europe. Rimet veut un tournoi qui réunisse les meilleurs joueurs de la planète, pros comme amateurs, sous bannière nationale. La première édition se tient à Montevideo en 1930. Treize équipes, dix-huit matchs, et l'Uruguay champion à domicile.
La compétition gagne en envergure à chaque édition. Seize équipes en 1934, vingt-quatre en 1982, trente-deux à partir de 1998. À l'été 2026, l'édition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique passera à quarante-huit sélections. Plus que jamais, le Mondial reste l'événement sportif planétaire de référence : 1,5 milliard de personnes ont regardé la finale Argentine-France de Doha en 2022, dans soixante-quinze pays diffuseurs.
Sur ces vingt-deux éditions, le Brésil mène avec cinq étoiles, suivi de l'Allemagne et l'Italie à quatre, puis l'Argentine à trois. Une seule sélection a participé à chaque tournoi sans exception : le Brésil. Et un seul trophée a été conservé en main d'un pays : le premier, le Jules Rimet, attribué définitivement au Brésil après son troisième titre en 1970. Il a été volé à Rio en 1983 et n'a jamais été retrouvé.
Cette section retrace chacune des vingt-deux éditions disputées entre 1930 et 2022, avec ses chiffres, ses figures, ses moments charnières — du Maracanazo qui fait taire deux cent mille Brésiliens en 1950 au Mineirazo qui les fait pleurer soixante-quatre ans plus tard, du gamin de dix-sept ans Pelé en Suède 1958 à la finale la plus folle de l'histoire à Doha 2022.
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