Le sacre au bout de la nuit new-yorkaise
Il n'en reste plus qu'une. Après un mois de compétition, deux nations debout, un seul trophée à soulever. Ce dimanche 19 juillet au MetLife Stadium d'East Rutherford, l'Espagne et l'Argentine se disputent la Coupe du Monde 2026. Le vainqueur sera sacré champion du monde. Le perdant rentre les mains vides. La messe est dite, l'enjeu est total.
Le parcours de l'Espagne : une machine presque sans accroc
La Roja a traversé ce Mondial avec une maîtrise presque déconcertante. Sept matchs, six victoires, un seul nul — concédé dès l'entrée en lice face au Cap-Vert (0-0) —, et une seule réalisation encaissée en sept rencontres. Luis De la Fuente Castillo a bâti une équipe solide, difficile à pénétrer et redoutablement efficace dès qu'elle accélère.
Le chemin espagnol a été jalonné de performances convaincantes. Après une entrée poussive, la Roja a déroulé face à l'Arabie Saoudite (4-0), puis s'est imposée avec sérieux contre l'Uruguay (1-0). La phase à élimination directe a confirmé la hiérarchie : Autriche balayée (3-0), Portugal éliminé dans la douleur (1-0), Belgique écartée (2-1), et enfin une demi-finale maîtrisée face à la France (2-0). Au total, 13 buts inscrits, dont 5 pour Mikel Oyarzabal, véritable bourreau des surfaces dans ce tournoi. Pedro Porro (2 buts), Mikel Merino (2 buts), Lamine Yamal (1 but), Álex Baena (1 but) et Fabián Ruiz (1 but) ont également contribué à cette moisson offensive.
Le parcours de l'Argentine : sept sur sept, une force brute
De l'autre côté, l'Albiceleste a signé un parcours sans faute en phase de victoires : sept matchs, sept victoires. Lionel Scaloni a vu ses hommes composer avec une générosité offensive rare — 19 buts inscrits en sept rencontres —, au prix toutefois d'une défense plus sollicitée, avec 7 buts encaissés.
L'Argentine a dominé son groupe J sans trembler, écartant l'Algérie (3-0), l'Autriche (2-0) et la Jordanie (3-1). En phase éliminatoire, le chemin fut plus escarpé : victoires étriquées contre le Cap-Vert (3-2) et l'Égypte (3-2), avant de retrouver de l'aisance contre la Suisse (3-1) en quart. En demi-finale, l'Angleterre a été battue (2-1) dans un match haletant. Pilier offensif absolu de cette campagne, Lionel Messi totalise 8 buts dans le tournoi. Lautaro Martínez (3 buts), Enzo Fernández (2 buts), Julián Alvarez (1 but), Alexis Mac Allister (1 but), Giovani Lo Celso (1 but), Lisandro Martínez (1 but) et Cristian Romero (1 but) complètent un tableau de chasse collectif impressionnant.
Un face-à-face historique, une finale inédite
Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette finale est la toute première entre l'Espagne et l'Argentine dans l'histoire de la Coupe du Monde. Les deux géants ne s'y étaient croisés qu'une seule fois en compétition officielle : en phase de groupes du Mondial 1966, où l'Argentine s'était imposée 2-1. Tous leurs autres duels avaient été des rencontres amicales — et non des moindres : en 2010 à Buenos Aires, une Argentine emmenée par Lionel Messi avait humilié la Roja 4-1 ; en 2018 à Madrid, l'Espagne avait rendu la monnaie de la pièce avec fracas, s'imposant 6-1 grâce notamment à un triplé d'Isco. Avec six victoires chacune et deux nuls en quatorze confrontations au total, l'équilibre historique entre les deux nations est parfait. Il ne pouvait y avoir meilleur contexte pour les départager une bonne fois pour toutes.



