Une Nouvelle-Zélande en chute libre, obligation de gagner
Il y a des matchs de Coupe du Monde où tout se joue en quelques minutes. Pour la Nouvelle-Zélande, samedi face à la Belgique sera exactement celui-là. Après deux journées de cauchemar — un nul blanc contre l'Iran (2-2) et surtout une débâcle contre l'Égypte (1-3) — les Kiwis ne peuvent plus se permettre de trébucher. Avec un seul point au compteur et une différence de buts négative (-2), l'équipe du sélectionneur Darren Shaun Bazeley occupe la dernière place du Groupe G. Une position intenable qui rend ce duel au BC Place de Vancouver absolument vital.
Le problème pour la Nouvelle-Zélande ? Même une victoire ne garantit rien. Elle dépendra alors entièrement des autres résultats du groupe, notamment de celui entre l'Égypte et l'Iran, les deux favoris. Mais sans victoire, l'aventure mondiale s'arrête ici. Pas de repêchage possible en tant que meilleur troisième : le classement actuel laisse peu de marge de manœuvre aux insulaires océaniens, 85e au ranking FIFA.
La Belgique dans le brouillard : un nul qui laisse des regrets
De l'autre côté, la Belgique n'est pas dans une position beaucoup plus rassurante. Avec 2 points eux aussi, mais une différence de buts nulle, les Diables Rouges occupent la troisième place. Deux nuls (0-0 contre l'Iran, 1-1 contre l'Égypte) constituent un bilan décevant pour une formation classée 9e mondiale et porteuse d'une génération vieillissante où brillent Kevin De Bruyne (Naples, 34 ans), Romelu Lukaku (Naples, 33 ans) et Thibaut Courtois (Real Madrid, 34 ans).
La Belgique doit d'urgence se montrer offensive. Un nul lui permet techniquement de viser une qualification via le repêchage des meilleurs troisièmes, mais cela suppose aussi que d'autres groupes ne produisent que des troisièmes plus faibles — un calcul hasardeux. Une victoire, elle, changerait la donne : elle propulserait les Diables Rouges à 5 points, suffisant probablement pour terminer à minima deuxième du groupe (devant le troisième) et accéder directement aux 16es de finale.
L'Égypte et l'Iran contrôlent leur destin
Il est utile de rappeler le contexte plus large : l'Égypte (4 points, +2 de différence) et l'Iran (2 points, différence nulle) s'affronteront en parallèle. Les Pharaons, actuellement en tête, sont les grands favoris pour arracher la première place du groupe. L'Iran, avec ses 2 points, figure à la deuxième place et devra confirmer pour dépasser la Belgique et la Nouvelle-Zélande. Ce triangle à trois reste ouvert, même si l'Égypte semble maîtriser les événements.
Pour la Nouvelle-Zélande et la Belgique, la situation est donc claire : elles jouent pour leur survie, mais aussi l'une contre l'autre. Celle qui perdra aura peu d'espoirs. Celle qui gagnera se redonnera une chance, même si cette chance dépendra des résultats parallèles.
Deux équipes qui n'ont rien montré jusqu'ici
Ce qui frappe dans cette journée trois, c'est l'absence de performance marquante des deux côtés. La Belgique, malgré un effectif fourni et expérimenté, n'a pas trouvé la brèche : elle a concédé un nul à l'Iran et n'a pu égaliser qu'à la dernière seconde face à l'Égypte (1-1). La Nouvelle-Zélande a montré plus d'envergure contre l'Iran (2-2) mais s'est effondrée face aux Égyptiens, incapable de contenir la pression.


