Joueurs de la Suède (Iconsport)
Avant-match

Le Japon et la Suède se disputent la première place du Groupe F

Joueurs de la Suède (Iconsport)

Vendredi 26 juin à Dallas, Japon et Suède s'affrontent dans un duel à fort enjeu : les deux équipes sont déjà quasiment assurées d'aller en 16es, mais la première place du Groupe F, et donc un tableau plus favorable, se jouera sur ce seul match.

LLa rédactionMis à jour à 11h005 min de lecture
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À l'AT&T Stadium de Dallas, dans la nuit de jeudi à vendredi (1h00, heure de Paris), Japon et Suède fermeront les hostilités du Groupe F avec, en filigrane, une question cruciale : qui héritera de la meilleure place pour aborder les 16es de finale de cette Coupe du Monde 2026 ?

Deux équipes au coude-à-coude, la première place comme unique enjeu réel

Le tableau du Groupe F est d'une clarté presque chirurgicale. Pays-Bas et Japon partagent la tête avec quatre points chacun, tandis que la Suède suit avec trois unités. Les Néerlandais, qui affrontent la Tunisie en parallèle, sont pratiquement assurés de terminer premiers ou deuxièmes. Pour le Japon et la Suède, l'équation est donc la suivante : se battre pour le leadership du groupe, avec comme arrière-pensée d'éviter un adversaire potentiellement redoutable dès le tour suivant.

La Suède, avec ses trois points, est en position délicate mais pas désespérée. Une victoire contre le Japon lui assurerait la deuxième place, à condition que les Pays-Bas ne s'effondrent pas face à la Tunisie — ce qui paraît improbable au regard de la forme néerlandaise. En cas de nul, les Suédois pourraient se retrouver troisièmes et devoir espérer un repêchage parmi les huit meilleurs troisièmes, un scénario incertain par définition. Pour les hommes de Graham Potter, la victoire est donc la seule option raisonnable. Pour le Japon, un nul suffirait a priori à conserver au minimum la deuxième place, mais une victoire lui ouvrirait la porte de la première place du groupe.

Un Japon séduisant mais encore perfectible défensivement

La sélection de Hajime Moriyasu a livré deux visages distincts lors de cette phase de groupes. Face aux Pays-Bas en ouverture, les Japonais ont accroché un nul 2-2 de belle facture, confirmant leur capacité à tenir tête aux meilleures équipes européennes. Wataru Endo, le métronome de Liverpool, et Ao Tanaka ont pesé dans l'entrejeu, tandis que Takefusa Kubo a montré toute sa créativité dans les espaces. Concéder deux buts contre les Néerlandais n'est pas une honte, mais le Japon a montré qu'il pouvait être pris dans son dos.

Contre la Tunisie, en revanche, le Japon a haussé le ton avec une victoire 4-0 sans discussion. Ritsu Doan, Daizen Maeda et les jeunes éléments comme Keisuke Goto ont affiché une efficacité clinique. Avec six buts marqués en deux matchs, les Samouraïs Bleus ont prouvé leur envie d'imposer leur jeu offensif. La question reste posée sur leur solidité défensive face à un adversaire de calibre européen, surtout si Alexander Isak et Viktor Gyökeres se retrouvent dans le même couloir de libération.

La Suède, entre l'euphorie contre la Tunisie et la claque néerlandaise

La Suède de Graham Potter, le technicien britannique qui a pris en main ce projet scandinave, a elle aussi présenté deux visages radicalement opposés. Le 5-1 infligé à la Tunisie lors de la première journée avait tout du récital : Gyökeres, l'attaquant d'Arsenal, et Elanga ont été décisifs, Nygren a brillé, et le collectif semblait huilé. Une démonstration qui avait de quoi séduire.

Mais la correction reçue face aux Pays-Bas (1-5) a remis les pendules à l'heure. La défense suédoise, malgré la présence de Victor Lindelöf et Isak Hien dans l'axe, a montré des failles structurelles préoccupantes. Lucas Bergvall, le jeune milieu de Tottenham, a eu du mal à contenir les transitions néerlandaises. Ce revers lourd de conséquences place la Suède dans une position où elle doit absolument gagner pour maîtriser son destin, sans pouvoir compter sur le repêchage comme filet de sécurité crédible.

Gyökeres contre la défense japonaise : le duel qui pourrait tout décider

Au-delà des schémas tactiques, ce match pourrait se résumer à un face-à-face entre la puissance offensive suédoise et la rigueur collective japonaise. Viktor Gyökeres, révélation de la saison en Premier League avec Arsenal, représente le danger numéro un pour Ko Itakura et Shogo Taniguchi. Sa capacité à jouer dos au but, à éliminer en un contre un et à conclure dans la surface en fait un adversaire redoutable pour n'importe quelle défense mondiale.

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En face, le Japon dispose d'armes offensives rapides et techniques. Kubo, Doan et Maeda peuvent exploiter les transitions avec une vitesse qui a mis en difficulté bien des blocs compacts. Si la Suède s'avance — et elle y sera obligée — les espaces dans le dos de sa défense pourraient être fatals. Zion Suzuki, dans les buts japonais, n'aura peut-être pas grand-chose à faire si ses attaquants font parler la contre-attaque.

Un duel équilibré sur le papier, mais où chaque équipe arrive avec ses propres certitudes et ses propres cicatrices. À Dallas, sous les lumières de l'AT&T Stadium, ce Japon-Suède promet bien plus qu'un match de routine : c'est une finale de groupe, avec tout ce que cela implique de tensions et de stratégies.

Les effectifs

Japon

Gardiens : Zion Suzuki (1), Keisuke Osako (12), Tomoki Hayakawa (23).

Défenseurs : Yukinari Sugawara (2), Shogo Taniguchi (3), Ko Itakura (4), Yuto Nagatomo (5), Tsuyoshi Watanabe (16), Ayumu Seko (20), Hiroki Ito (21), Takehiro Tomiyasu (22), Junnosuke Suzuki (25).

Milieux : Wataru Endo (6), Ao Tanaka (7), Daichi Kamada (15), Kaishu Sano (24).

Attaquants : Takefusa Kubo (8), Keisuke Goto (9), Ritsu Doan (10), Daizen Maeda (11), Keito Nakamura (13), Junya Ito (14), Yuito Suzuki (17), Ayase Ueda (18), Koki Ogawa (19), Kento Shiogai (26).

Suède

Gardiens : Jacob Zetterström (1), Viktor Johansson (12), Kristoffer Nordfeldt (23).

Défenseurs : Gustaf Lagerbielke (2), Victor Lindelöf (3), Isak Hien (4), Gabriel Gudmundsson (5), Daniel Svensson (8), Ken Sema (13), Carl Starfelt (15), Hjalmar Ekdal (20), Eric Smith (20), Elliot Stroud (24), Emil Holm.

Milieux : Lucas Bergvall (7), Jesper Karlström (16), Yasin Ayari (18), Mattias Svanberg (19), Besfort Zeneli (22).

Attaquants : Alexander Isak (9), Benjamin Nygren (10), Anthony Elanga (11), Viktor Gyökeres (17), Alexander Bernhardsson (21), Gustaf Nilsson (25), Taha Ali (26).

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