Le Hard Rock Stadium de Miami accueille dimanche à 01h30 (heure de Paris) l'un des chocs les plus attendus de cette dernière journée de phase de groupes : Colombie contre Portugal. Deux équipes qui ont assuré l'essentiel en deux journées, mais qui n'ont pas dit leur dernier mot sur la question fondamentale de savoir qui terminera en tête du Groupe K.
Colombie et Portugal déjà qualifiés, mais tout reste à jouer pour la première place
Le tableau est limpide. La Colombie caracole en tête avec six points, fruit de deux victoires nettes : d'abord un succès 3-1 face à l'Ouzbékistan, puis une victoire maîtrisée 1-0 contre la RD Congo. Le Portugal, lui, a eu plus de mal à trouver son rythme. Les Lusitaniens ont calé d'entrée avec un nul frustrant 1-1 contre la RD Congo avant de se rattraper avec fracas : une démonstration 5-0 infligée à l'Ouzbékistan lors de la deuxième journée. Résultat : quatre points et une deuxième place assurée à ce stade.
Mathématiquement, les deux équipes sont dans une position très confortable. La RD Congo (1 point) et l'Ouzbékistan (0 point) ne peuvent plus les rattraper à la première ou deuxième place. Colombie et Portugal sont donc qualifiés pour les huitièmes de finale. Ce qui se joue désormais, c'est le leadership du groupe, et ce classement final aura des conséquences directes sur le tableau de la phase à élimination directe.
Le Portugal cherche à confirmer la renaissance aperçue contre l'Ouzbékistan
Après le décevant match nul contre la RD Congo, l'équipe de Roberto Martínez avait besoin d'une réponse. Elle est venue sous la forme d'une goleade : cinq buts contre l'Ouzbékistan, une performance qui a relancé la confiance d'un groupe taillé pour aller loin dans cette compétition. La sélection lusitanienne dispose d'un effectif parmi les plus richement dotés de ce Mondial, avec Cristiano Ronaldo, toujours présent à 41 ans dans ce groupe, Bruno Fernandes dans l'entrejeu, Bernardo Silva comme métronome, et Gonçalo Ramos dans l'axe offensif.
Mais le nul inaugural a laissé des traces dans les esprits. Face à une équipe africaine physique et organisée, les Portugais ont manqué de fluidité et de tranchant. La victoire 5-0 a en partie effacé ce souvenir, mais elle a aussi été acquise contre une équipe d'Ouzbékistan qui n'a pas marqué le moindre point en deux rencontres. La vérité du Portugal se mesurera davantage dimanche, contre une Colombie autrement plus ambitieuse et cohérente.
Une Colombie en état de grâce, portée par la puissance de son collectif
Six points sur six, quatre buts marqués, un seul encaissé : la Colombie de Néstor Lorenzo arrive à Miami avec le bilan parfait du groupe. Et cette efficacité ne doit rien au hasard. L'équipe sud-américaine, 13e au classement FIFA, affiche une solidité défensive remarquable portée notamment par Jhon Lucumí et la science tactique collective installée par son sélectionneur argentin. Devant, Luis Díaz, qui évolue désormais au Bayern Munich, apporte une menace constante sur les côtés, tandis que James Rodríguez, à 34 ans, continue d'orchestrer les transitions avec sa classe habituelle.
La manière dont la Colombie a géré ses deux premiers matchs est révélatrice d'une maturité nouvelle. Pas d'excès, pas de relâchement : les Cafeteros ont su doser leur effort tout en montrant qu'ils pouvaient produire un football de qualité. Terminer premiers de ce groupe serait bien plus qu'un symbole : cela leur offrirait potentiellement un tableau plus favorable pour la suite. Un argument de poids pour aborder ce match avec la même intensité que les précédents.
Premier ou deuxième : un choix qui dessine la route vers les huitièmes
Dans un Mondial à 48 équipes, la place finale dans le groupe n'est jamais anodine. Le premier du Groupe K affrontera le deuxième d'un autre groupe, et vice versa. Ces croisements peuvent s'avérer déterminants pour la trajectoire d'une équipe dans le tableau à élimination directe. Colombie et Portugal ont donc tout intérêt à se battre pour cette première place, quand bien même les deux équipes sont d'ores et déjà assurées de poursuivre l'aventure.


