Supporters turcs (Iconsport)
Avant-match

Déjà éliminée, la Turquie joue pour la fierté face aux États-Unis

Supporters turcs (Iconsport)

Après deux journées sans victoire, la Turquie affronte vendredi les États-Unis au SoFi Stadium avec l'obligation de gagner pour rester en lice. Les Américains, forts de deux succès, visent la première place du groupe D.

LLa rédactionMis à jour à 15h004 min de lecture
Partager

Les États-Unis en position de force, la Turquie acculée

Le contraste est saisissant en ce dernier jour de phase de groupes au sein du groupe D. Les États-Unis arrivent au SoFi Stadium de Los Angeles avec un bilan parfait : deux victoires en deux matchs, six buts marqués et zéro encaissé. Ils trônent en tête avec six points, différence de buts de +5, et leur place en huitièmes de finale est déjà assurée quelle que soit l'issue de ce vendredi 26 juin. Face à eux, la Turquie présente l'un des tableaux les plus sombres de cette compétition : zéro point en deux rencontres, aucun but marqué et une différence de buts négative de trois unités.

Pour Vincenzo Montella et ses hommes, le verdict est sans appel : c'est la victoire ou l'élimination. Après un revers 0-1 contre le Paraguay et une débâcle 0-2 contre l'Australie, les Turcs ne disposent d'aucune marge de manœuvre. Un nul signifierait toujours zéro point, tandis qu'une défaite enfermerait définitivement le tombeau des ambitions turques.

Une débâcle offensive turque face à une forteresse américaine

Le chiffre est glaçant : en deux matchs, la Turquie n'a marqué aucun but. Aucun. Dans un groupe où ses concurrents directs — Australie, Paraguay et États-Unis — tous ont trouvé le chemin des filets, cette stérilité offensive s'apparente à un naufrage. Même le Paraguay, pourtant battu 0-1 par la Turquie lors du dernier match, a terminé avec deux buts marqués. L'Australie et les États-Unis en ont respectivement marqué deux et six.

En face, les Américains présentent une solidité défensive remarquable. Pochettino a instauré un bloc compact, sans défaillance majeure lors des deux premières journées. Matt Turner n'a rien eu à faire face à des attaques de second plan. Avec des joueurs offensifs de calibre élevé — Christian Pulisic à l'AC Milan, Giovanni Reyna à Mönchengladbach, Ricardo Pepi en prêt à Eindhoven — ils disposent des armes pour transformer tout ballon récupéré en danger immédiat.

La Turquie peut-elle encore croire au repêchage des meilleurs tiers ?

Techniquement, si la Turquie perd vendredi, elle termine avec zéro point. Le format actuel prévoit que les deux premiers du groupe se qualifient directement, tandis que les huit meilleurs tiers obtiennent un billet supplémentaire pour les huitièmes. Avec zéro point et une différence de buts de -3 ou pire, la Turquie aurait très peu de chances de figurer parmi ces huit meilleurs tiers face aux autres troisièmes du tournoi.

Un nul la laisserait également à zéro point, avec les mêmes perspectives sombres. Seule une victoire pourrait modifier l'équation, même si cela resterait un défi de taille : avec trois points et une différence de buts dépendante de l'écart du résultat, Montella pourrait alors espérer, mais rien n'est garanti au vu de la compétitivité globale.

Les États-Unis en quête de leadership du groupe

Bien que déjà qualifiés, les Américains ne joueront pas cette rencontre en dilettantes. Affronter une équipe acculée, sans option de repli, est toujours dangereux — on le sait, les équipes sans espoir peuvent générer une intensité de désespoir redoutable. Mais pour les États-Unis, il s'agira aussi de terminer en tête de groupe, un statut qui pourrait façonner leur route en huitièmes.

Retrouvez la suite du contenu après cette annonce

Avec Weston McKennie au milieu (Juventus), Sergiño Dest et Antonee Robinson en défense (respectivement à l'PSV et Fulham), et une jeunesse affamée à l'image de Pepi et Reyna, Pochettino dispose des ressources pour gérer ce match sans prise de risque excessive. L'enjeu sera d'exécuter sans laisser de place à la Turquie, même provoquée par le désespoir.

Vendredi 26 juin au SoFi Stadium, un scénario s'écrira : soit la Turquie surgit de ses cendres par une performance offensive improbable, soit elle finit son Mondial de manière aussi grise qu'elle l'a commencé. Les États-Unis, eux, ne demandent qu'à valider leur passage sans encombre et tourner vers les défis réels des phases à élimination directe.

Les effectifs

Turquie

Gardiens : Mert Günok (1), Altay Bayındır (12), Uğurcan Çakır (23).

Défenseurs : Zeki Çelik (2), Merih Demiral (3), Çağlar Söyüncü (4), Eren Elmalı (13), Abdülkerim Bardakcı (14), Ozan Kabak (15), Mert Müldür (18), Ferdi Kadıoğlu (20), Samet Akaydın (25).

Milieux : Salih Özcan (5), Orkun Kökçü (6), Hakan Çalhanoğlu (10), İsmail Yüksek (16), Kaan Ayhan (22).

Attaquants : Kerem Aktürkoğlu (7), Arda Güler (8), Deniz Gül (9), Kenan Yıldız (11), İrfan Can Kahveci (17), Yunus Akgün (19), Barış Alper Yılmaz (21), Oğuz Aydın (24), Can Uzun (26).

États-Unis

Gardiens : Matt Turner (1), Matt Freese (24), Chris Brady (25).

Défenseurs : Sergiño Dest (2), Chris Richards (3), Antonee Robinson (5), Auston Trusty (6), Miles Robinson (12), Tim Ream (13), Alex Freeman (16), Max Arfsten (18), Mark McKenzie (22), Joe Scally (23).

Milieux : Tyler Adams (4), Weston McKennie (8), Brenden Aaronson (11), Sebastian Berhalter (14), Cristian Roldán (15), Malik Tillman (17), Timothy Weah (21), Álex Zendejas (26).

Attaquants : Giovanni Reyna (7), Ricardo Pepi (9), Christian Pulisic (10), Haji Wright (19), Folarin Balogun (20).

Match lié

À lire aussi

Publicité