Cristiano Ronaldo, Portugal (Iconsport)
Paris sportifs

Ronaldo ou Modrić : le dernier des deux à éteindre la lumière

Cristiano Ronaldo, Portugal (Iconsport)

Un quadragénaire contre un autre, une Seleção qui a somnolé avant d'exploser, une Croatie rescapée malgré elle : bienvenue dans le seizième de finale le plus pittoresque du tournoi. Pronostic : victoire du Portugal, avec quelques sueurs froides garanties.

LLa rédactionMis à jour à 20h154 min de lecture
Partager

Vendredi 3 juillet, 01h00, heure de Paris. Pendant que la France dort, deux équipes se retrouvent à Toronto pour régler une question simple : qui rentre à la maison en premier ? La réponse semblait évidente sur le papier — Portugal, FIFA 5, favori à 1,80 — sauf que sur ce tournoi, le Portugal a quand même réussi à faire 1-1 contre la RD Congo et 0-0 contre la Colombie. Pour un favori, le costume est parfois un peu large.

Seleção : entre fulgurance et somnambulisme

Il y a deux versions du Portugal dans ce Mondial. La première : celle qui écrase l'Ouzbékistan 5-0 avec la désinvolture d'une équipe qui a oublié d'activer le mode difficile. La seconde : celle qui piétine contre la Colombie sans trouver le filet, comme si quelqu'un avait coupé le courant à la mi-temps. Roberto Martínez doit composer avec cette dualité permanente, et c'est précisément ce qui rend le Portugal aussi attrayant qu'inquiétant à parier.

Cristiano Ronaldo, 41 ans, est toujours là. On ne sait plus très bien si c'est rassurant ou fascinant, mais il est là. Gonçalo Ramos et Bernardo Silva ont montré sur ce tournoi qu'ils pouvaient porter l'équipe les soirs où l'icône Al-Nassr décide de se contenter de rôder dans la surface en attendant son moment. João Neves, 21 ans, confirme match après match qu'il est probablement le joueur le plus mature du groupe, à l'envers de tout ce qu'on attendrait de lui. Défensivement, Rúben Dias assure la charpente. Le Portugal a les armes. Il lui manque parfois l'envie de s'en servir pendant 90 minutes entières.

La Croatie et son art de mourir debout

Soyons honnêtes : la Croatie n'est pas venue à Toronto pour faire de la figuration. Elle n'a jamais fait de la figuration. Celle qui prend 4-2 contre l'Angleterre peut aussi battre le Panama et le Ghana avec une régularité de métronome — et le métronome en question s'appelle Luka Modrić, 40 ans, qui joue apparemment sans date de péremption. À Milan désormais, mais toujours capable de dicter le tempo d'un match à élimination directe les yeux fermés, comme si les phases finales étaient son habitat naturel.

Zlatko Dalić n'a pas construit une machine à beau jeu, il a construit une machine à survivre. Dominik Livakovic dans les cages a déjà rendu des soirées cauchemardesques à des attaquants bien mieux classés que lui ne le suggérait. Mateo Kovacic contrôle, Andrej Kramaric finit. Ivan Perišić, à 37 ans, est encore là pour aller chercher ce qu'il faut dans les moments compliqués. La Croatie est à 4,70, ce qui signifie que le marché la considère comme un outsider sérieux — et il n'a pas forcément tort.

Toronto, minuit, et les nerfs qui lâchent en premier

Ce qui distingue ce seizième de finale des rencontres habituelles entre prétendants, c'est la dimension psychologique. Deux équipes portées par des légendes en fin de carrière, deux vestiaires où la question « et si c'est notre dernier match ensemble ? » flotte certainement dans l'air depuis quelques jours. Ce genre de contexte produit soit des chefs-d'œuvre d'engagement, soit des matchs tétanisés à 0-0 jusqu'à la 70e minute. Rarement quelque chose d'intermédiaire.

La Croatie excelle dans les matchs fermés, dans les prolongations, dans les séances de tirs au but où Livakovic devient soudainement immense. Si le Portugal laisse traîner ce match sans tuer le suspense, on connaît la musique : la Croatie attend, récupère, contre, et soudainement les cotes s'inversent sur les téléphones des parieurs insomniaques.

Le verdict, en assumant pleinement les risques

Le rapport de forces penche clairement vers le Portugal. Le collectif est plus large, le potentiel offensif supérieur, et la Croatie sort d'une saignée 2-4 contre l'Angleterre qui laisse des traces dans les statistiques défensives. À 1,80, la victoire portugaise reste le pari le plus logique — pas le plus excitant, pas le plus garanti, mais le plus logique. Pour les amateurs de sensations fortes, la victoire croate à 4,70 représente un rapport risque/récompense qui mérite réflexion, surtout si l'on croit que la Seleção retrouvera son costume somnambule de la phase de groupes.

Pronostic assumé : victoire du Portugal, dans un match qui ne sera probablement pas plié avant l'heure. Les deux équipes marquent, les deux gardiens auront du travail, et au moins un des deux quadragénaires aura son moment de théâtre. La nuit sera longue depuis Paris. Autant en profiter.

Les pronos de la rédaction

Nos sélections avec les cotes PMU du moment et le gain pour 100 € misés. Avec l'offre de bienvenue PMU Play, votre 1er pari sport est remboursé en Bonus cash jusqu'à 100 € s'il est perdant (sous conditions) — voir l'offre.

  • Le résultat — victoire Portugal (cote 1,80) : 100 € misés rapportent 180,00 €, soit +80,00 € de gain.
  • Nombre de buts — moins de 2,5 buts (cote 1,63) : 100 € misés rapportent 163,00 €.
  • Le combiné de la rédaction — victoire Portugal + moins de 2,5 buts (cote combinée 2,93) : 100 € misés rapportent 293,00 €. Jouer ce combiné sur PMU

Parier sur Portugal - Croatie sur PMU · le bonus de bienvenue PMU Play.

18+
Les jeux d'argent et de hasard sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, dépendance, isolement… Joueurs-info-service : 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).
Les liens sont affiliés à l'opérateur PMU Play, agréé par l'ANJ (Autorité Nationale des Jeux).

Match lié

À lire aussi