Joie des joueurs espagnols (Iconsport)
Avant-match

Espagne - Autriche : Le grand crash-test pour les huitièmes

Joie des joueurs espagnols (Iconsport)

Jeudi 2 juillet à 21h00 (heure de Paris), au SoFi Stadium de Los Angeles, l'Espagne affronte l'Autriche dans un seizième de finale sans appel : victoire ou élimination, avec la prolongation et les tirs au but comme dernier recours.

LLa rédactionMis à jour à 18h075 min de lecture
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L'heure de vérité sous le soleil californien

La phase de poules est bel et bien terminée. Place à la vraie compétition, celle où chaque erreur peut être fatale. Au SoFi Stadium de Los Angeles, deux nations européennes se retrouvent face à face pour un duel à élimination directe. Le vainqueur rejoint les huitièmes de finale ; le perdant rentre à la maison. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire, prolongation puis tirs au but décideront du sort des deux équipes. L'Espagne, dauphine du classement FIFA mondial, part favorite, mais l'Autriche de Ralf Rangnick a prouvé, tout au long de la compétition, qu'elle n'était pas venue faire de la figuration.

L'Espagne : solide, parfois flamboyante, jamais vraiment inquiétée

Luis De la Fuente peut être globalement satisfait du parcours de sa Roja dans le groupe H. L'Espagne a terminé sa phase de poules avec un bilan convaincant : une victoire nette 4-0 face à l'Arabie Saoudite, puis le succès décisif 1-0 contre l'Uruguay qui a validé la première place. Seul bémol, le nul 0-0 contre le Cap-Vert, léger accroc dans un parcours par ailleurs maîtrisé.

En préparation, la Roja avait déjà montré de belles choses avec une victoire 3-1 face au Pérou, même si un nul 1-1 contre l'Irak avait tempéré les enthousiasmes. Au total, l'Espagne aborde ce seizième de finale dans une forme rassurante, portée par un collectif bien huilé et une profondeur de banc enviable.

Les joueurs à suivre côté espagnol sont nombreux. Rodri, le métronome de Manchester City, dicte le tempo depuis le cœur du jeu. Dani Olmo apporte sa technique et son sens du but, tandis que Gavi, 21 ans seulement, impressionne par sa maturité à chaque rentrée sur le terrain. Derrière, David Raya s'est montré solide dans les cages.

L'Autriche : l'électrochoc argentin, puis le réveil face à l'Algérie

Le groupe J aura été une montagne russe pour les Autrichiens. Débutant par une victoire encourageante 3-1 face à la Jordanie, l'équipe de Ralf Rangnick a ensuite subi la loi de l'Argentine, s'inclinant 0-2 sans vraiment peser sur la rencontre. Un résultat douloureux, mais pas rédhibitoire.

C'est ensuite que le scénario est devenu rocambolesque : contre l'Algérie lors du dernier match de poules, l'Autriche a accroché un incroyable nul 3-3, suffisant pour se qualifier comme l'un des meilleurs troisièmes du tournoi. Une qualification arrachée dans le chaos, mais une qualification quand même, et c'est ce qui compte désormais.

Dans cet effectif, David Alaba incarne l'expérience et le leadership défensif, même s'il évolue dans un rôle différent de celui qui l'a consacré au Real Madrid. Marcel Sabitzer, le milieu du Borussia Dortmund, est l'électron libre capable de surgir de nulle part, et son sens du but peut faire la différence dans un match couperet. Marko Arnautovic, 37 ans, reste une option offensive de poids malgré le poids des années, capable d'un geste décisif sur un seul ballon.

Le duel clé : Rodri contre Xaver Schlager

Au cœur du terrain se jouera sans doute l'essentiel. Rodri, maître à jouer de la Roja, sera opposé à Xaver Schlager, le milieu de RB Leipzig qui tente de contrôler les transitions autrichiennes. Si l'Espagnol parvient à imposer son tempo et à museler les relances adverses, la Roja aura toutes les cartes en main. En revanche, si Schlager et Nicolas Seiwald parviennent à couper les circuits espagnols, l'Autriche pourra exister dans cette rencontre.

Le rapport de forces et les enjeux

Sur le papier, l'Espagne est clairement favorite. La Roja est l'une des équipes les plus cohérentes du tournoi, avec un style de jeu éprouvé et des individualités de tout premier plan. Mais la phase finale a ses propres règles : un match sec, sans droit à l'erreur, peut tout remettre en question.

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L'Autriche, elle, joue sans pression, ce qui peut paradoxalement être un avantage. Le style intense et pressing de Ralf Rangnick est redoutable sur un match court. Les Autrichiens savent marquer — trois buts face à l'Algérie le prouvent — et ils savent aussi souffrir.

  • Si l'Espagne gère le tempo et exploite ses couloirs, elle devrait s'imposer.
  • Si l'Autriche réussit à perturber la relance espagnole et à frapper en contre, le coup est jouable.
  • Un match nul après 90 minutes n'est pas à exclure, ce qui rendrait la prolongation et les tirs au but décisifs.

Rendez-vous au SoFi Stadium

Jeudi soir, sous les lumières du SoFi Stadium de Los Angeles, l'une de ces deux équipes écrira la suite de son aventure américaine. L'Espagne veut prouver qu'elle n'a pas changé de statut depuis son sacre mondial de 2010. L'Autriche, qui dispute là seulement sa neuvième Coupe du Monde, rêve d'une épopée historique. Un seul billet pour les huitièmes de finale est en jeu. Le coup d'envoi est fixé à 21h00, heure de Paris.

Les effectifs

Espagne

Gardiens : David Raya (1), Joan García (13), Unai Simón (23).

Défenseurs : Marc Pubill (2), Alejandro Grimaldo (3), Eric García (4), Marcos Llorente (5), Pedro Porro (12), Aymeric Laporte (14), Pau Cubarsí (22), Marc Cucurella (24).

Milieux : Mikel Merino (6), Fabián Ruiz (8), Gavi (9), Rodri (16), Martín Zubimendi (18), Pedri (20).

Attaquants : Ferran Torres (7), Dani Olmo (10), Yéremy Pino (11), Álex Baena (15), Nico Williams (17), Lamine Yamal (19), Mikel Oyarzabal (21), Víctor Muñoz (25), Borja Iglesias (26).

Autriche

Gardiens : Alexander Schlager (1), Florian Wiegele (12), Patrick Pentz (13).

Défenseurs : David Affengruber (2), Kevin Danso (3), Stefan Posch (5), David Alaba (8), Philipp Lienhart (15), Philipp Mwene (16), Marco Friedl (23), Michael Svoboda (25).

Milieux : Xaver Schlager (4), Nicolas Seiwald (6), Marcel Sabitzer (9), Florian Grillitsch (10), Carney Chukwuemeka (17), Romano Schmid (18), Konrad Laimer (20), Patrick Wimmer (21), Paul Wanner (24), Alessandro Schöpf (26).

Attaquants : Marko Arnautovic (7), Michael Gregoritsch (11), Sasa Kalajdzic (14), Alexander Prass (22).

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