Erling Haaland, Norvège (Wikimedia)
Avant-match

L'Angleterre peut-elle stopper la machine norvégienne ?

Erling Haaland, Norvège (Wikimedia)

Ce samedi 11 juillet au Hard Rock Stadium de Miami, la Norvège et l'Angleterre s'affrontent pour la première fois de leur histoire en Coupe du Monde. Un quart de finale à couper le souffle, où le vainqueur file en demi-finale et le perdant rentre chez lui.

LLa rédactionMis à jour à 08h404 min de lecture
Partager

Un rendez-vous historique sous les étoiles de Miami

Il n'avait jamais existé avant ce soir. Après des décennies de face-à-face en matchs amicaux ou en qualifications, la Norvège et l'Angleterre se retrouvent enfin sur la scène la plus exigeante qui soit : un quart de finale de Coupe du Monde. Au Hard Rock Stadium, le 11 juillet à 23h00 (heure de Paris), l'une de ces deux nations verra son aventure américaine s'arrêter net. Pas de deuxième chance, pas de lendemain. En cas d'égalité au terme du temps réglementaire, prolongation puis tirs au but trancheront. Voilà l'enjeu, brut et impitoyable.

La Norvège, machine de guerre venue du froid

Le parcours norvégien dans ce Mondial 2026 force le respect. Ståle Solbakken a conduit ses hommes à travers cinq rencontres avec une régularité de métronome, ne concédant qu'un seul accroc sérieux en phase de groupes. Dès l'entrée en lice le 17 juin, la Norvège écrase l'Irak 4-1, avec notamment un doublé inscrit par Erling Haaland et un but de Leo Østigård, le tout agrémenté d'un but contre son camp adverse. Quatre jours plus tard, le Sénégal résiste mieux mais s'incline 3-2 : Marcus Pedersen ouvre le score, Erling Haaland s'offre à nouveau une paire de buts. Le 26 juin, la France inflige un revers 4-1 aux Norvégiens — seul Thelo Aasgaard sauve l'honneur — mais cela ne remet pas en cause la qualification.

Vient alors la phase à élimination directe, et la Norvège hausse d'un cran. Le 30 juin, face à la Côte d'Ivoire, Antonio Nusa puis Erling Haaland signent une victoire 2-1 qui envoie les Vikings en huitièmes. Et là, le grand frisson : le 5 juillet, la Norvège élimine le Brésil 2-1, grâce à un nouveau doublé d'Erling Haaland. Sept buts au total dans le tournoi, dont trois en phase à élimination directe. Le chiffre parle de lui-même.

L'Angleterre, solide et clinique

De l'autre côté, Thomas Tuchel a imposé à l'Angleterre une rigueur tactique qui commence à porter ses fruits. Les Three Lions débutent le tournoi en fanfare le 17 juin avec une victoire 4-2 contre la Croatie : Harry Kane s'offre un doublé, Jude Bellingham et Marcus Rashford complètent l'addition. Le 23 juin, le match nul 0-0 contre le Ghana laisse un goût amer, révélant les limites offensives d'une équipe qui peut peiner à faire la différence. Mais le 27 juin, face à Panama, l'efficacité revient : Jude Bellingham puis Harry Kane s'illustrent pour un 2-0 propre et maîtrisé.

En seizième de finale le 1er juillet, l'Angleterre bat la RD Congo 2-1 grâce à un nouveau doublé de Harry Kane. Puis, le 6 juillet, face au Mexique dans un huitième haletant, les Anglais s'imposent 3-2 dans un match à rebondissements : Jude Bellingham claque un doublé, Harry Kane ajoute un cinquième but dans le tournoi. L'Angleterre avance, et ses deux hommes forts accumulent les réalisations décisives.

Quand l'histoire s'en mêle

Ce quart de finale est une première absolue entre les deux nations en Coupe du Monde, mais leur histoire commune est loin d'être vierge. Depuis 1937, les Anglais dominent le bilan global avec sept victoires contre deux, pour trois matchs nuls. Pourtant, ce sont les Norvégiens qui conservent les souvenirs les plus précieux, et ils sont tous liés aux qualifications mondiales. En 1981 à Oslo, la Norvège s'impose 2-1 dans un match entré dans la légende, immortalisé par le commentaire enflammé de Bjørge Lillelien. Puis en juin 1993, rebelote : un 2-0 net qui prive à nouveau l'Angleterre de Mondial. La dernière rencontre entre les deux nations, un amical où Wayne Rooney avait inscrit le but victorieux anglais, paraît bien loin de cet enjeu-là.

Retrouvez la suite du contenu après cette annonce

Jamais, donc, les deux nations ne s'étaient affrontées avec autant à perdre. Ce samedi à Miami, les fantômes d'Oslo et les ambitions d'un groupe anglais en quête d'un trophée mondial depuis soixante ans se retrouvent au même endroit, au même moment. Un quart de finale de Coupe du Monde, ça ne se joue qu'une fois. Et ça ne pardonne pas.

Les effectifs

Norvège

Gardiens : Ørjan Nyland (1), Sander Tangvik (12), Egil Selvik (13).

Défenseurs : Kristoffer Ajer (3), Leo Østigård (4), David Møller Wolfe (5), Fredrik Bjørkan (15), Marcus Pedersen (16), Torbjørn Heggem (17), Sondre Langås (24), Henrik Falchener (25), Julian Ryerson (26).

Milieux : Morten Thorsby (2), Patrick Berg (6), Sander Berge (8), Martin Ødegaard (10), Fredrik Aursnes (14), Kristian Thorstvedt (18), Thelo Aasgaard (19).

Attaquants : Alexander Sørloth (7), Erling Haaland (9), Jørgen Strand Larsen (11), Antonio Nusa (20), Andreas Schjelderup (21), Oscar Bobb (22), Jens Petter Hauge (23).

Angleterre

Gardiens : Jordan Pickford (1), Dean Henderson (13), James Trafford (23).

Défenseurs : Ezri Konsa (2), Nico O'Reilly (3), John Stones (5), Marc Guéhi (6), Tino Livramento (12), Dan Burn (15), Reece James (24), Djed Spence (25), Jarell Quansah (26).

Milieux : Declan Rice (4), Elliot Anderson (8), Jude Bellingham (10), Jordan Henderson (14), Kobbie Mainoo (16), Morgan Rogers (17), Eberechi Eze (21).

Attaquants : Bukayo Saka (7), Harry Kane (9), Marcus Rashford (11), Anthony Gordon (18), Ollie Watkins (19), Noni Madueke (20), Ivan Toney (22).

Match lié

À lire aussi

Publicité