Didier Deschamps, en tête du Groupe I : l’exigence a un nom
La France débute la Coupe du Monde 2026 avec Didier Deschamps sur le banc et un détail qui change tout : au classement FIFA, elle arrive n°1. Dans l’histoire du Mondial, c’est la promesse du bon scénario… et la garantie d’une pression immédiate. Les Bleus comptent 17 participations, et leur meilleur résultat en Coupe du Monde est une victoire. Sur les éditions récentes, le repère est net : finale en 2022, succès en 2018. Mais à partir du moment où la France est attendue au sommet, le moindre match “difficile” en phase de groupes devient une alerte.
Dans le Groupe I, l’objectif est clair : prendre les points face à trois adversaires dont les profils ne se ressemblent pas. Le Sénégal, l’Irak et la Norvège ne donnent pas le même type de match. Pour Deschamps, la question n’est donc pas de “réussir son tournoi”, mais de réussir les séquences : rester stable quand le tempo baisse, et être tranchant quand le rythme s’élève.
Groupe I : Sénégal, Irak, Norvège et des matchs qui se jouent sur les transitions
Le Sénégal ouvre le bal au même niveau d’intensité attendu. Pape Thiaw dirige une équipe classée FIFA 14, forte d’un parcours dont le meilleur résultat en Coupe du Monde est un quart de finale (4 participations). Les dernières références parlent aussi : 2022 en huitième de finale, 2018 en phase de groupes, 2002 en quart de finale. Concrètement, ce n’est pas un groupe “découverte” : c’est un adversaire qui connaît le format et qui arrive avec des repères de compétition.
Pour la France, le match se jouera sur des duels de zones et sur la capacité à contrôler les temps forts. Mike Maignan, gardien de l’AC Milan, aura le dernier mot dans les moments où le Sénégal accélère. Derrière, Ibrahima Konaté (Liverpool) aura une responsabilité centrale : tenir la ligne et couper les trajectoires avant qu’une phase collective ne devienne une occasion.
Ensuite, l’Irak, sélectionné par Graham Arnold, est classé FIFA 57. Son meilleur résultat en Coupe du Monde correspond à une phase de groupes : il compte 2 participations, avec un dernier repère datant de 1986. Face à ce type d’adversaire, l’écart ne se fabrique pas “avec la possession”. Il se fait en précision : quand la France prend le contrôle, elle doit convertir ce contrôle en occasions franches, sans ralentir le moment où le match s’ouvre.
William Saliba (Arsenal) et Theo Hernandez (Al-Hilal) apportent des profils adaptés à ce genre de confrontation. Saliba, à 25 ans, a un rôle de lecture et d’anticipation dans la construction défensive ; Hernandez, à 28 ans, peut aussi donner un tempo plus haut quand la France veut passer à l’attaque, à condition de préserver l’équilibre dans les phases de repli.
Enfin, la Norvège conclut ce Groupe I. Ståle Solbakken la mène sur une base de classement FIFA 31, avec un meilleur résultat en huitième de finale (4 participations). La dernière référence internationale remonte à 1998 : huitième de finale, tout comme 1938. La France ne peut pas aborder ce match avec une idée “linéaire” : avec une équipe qui vise le moment où bascule une action, l’enjeu devient la qualité des transitions défensives et l’intervalle entre le contrôle et la finition.
Dans ce Groupe I, le cœur du travail pour Deschamps est de construire une France qui varie ses temps forts : solide face au Sénégal, disciplinée face à l’Irak, lucide dans les moments où l’adversaire tente de changer de registre.
Maignan, Konaté-Saliba, puis le milieu : la France doit gagner les séquences
Le Mondial 2026, pour la France, se jouera par séquences. Dans ce groupe, il y a une logique simple : le gardien doit sécuriser et relancer vite, la charnière doit fermer les angles, et le milieu doit protéger le moment où le match peut basculer.
Mike Maignan (30 ans) est le premier verrou : l’arrêt compte, mais la relance compte autant. Dans les matchs où l’adversaire cherche la rupture, la meilleure défense, c’est de réussir la première passe après le contrôle du ballon.



