Le contexte : une Belgique qui veut se racheter
C'était l'une des grandes désillusions du Mondial 2022 : la Belgique, naguère portée par sa « génération dorée », avait quitté la compétition dès la phase de groupes au Qatar. Quatre ans plus tard, les Diables Rouges se présentent à Seattle avec un nouveau cycle, un nouveau sélectionneur en la personne de Rudi Garcia, et des ambitions retrouvées. Classée 9e au classement FIFA, la Belgique a les moyens de ses prétentions — mais elle devra le démontrer sur le terrain dès ce lundi 15 juin, à 21h00 (heure de Paris), au Lumen Field.
Une forme belge en demi-teinte
Les cinq derniers matchs de la Belgique avant le tournoi offrent une image contrastée. D'un côté, une victoire nette et sans appel sur la Tunisie (5-0) en préparation, le 6 juin, qui a rassuré les observateurs et démontré une vraie efficacité offensive. De l'autre, une défaite sèche en Croatie (0-2) quelques jours plus tôt, et un revers cinglant aux États-Unis (2-5) en mars qui avait soulevé des questions légitimes sur la solidité défensive. Un nul contre le Mexique (1-1) complète ce tableau en demi-teinte. Rudi Garcia sait que son équipe doit trouver sa cohérence au bon moment.
L'Égypte, l'outsider qui fait peur
Ne cherchez pas l'Égypte parmi les favoris de ce Groupe G — et pourtant, les Pharaons arrivent à Seattle avec une préparation qui force le respect. Leur victoire en match amical face au Brésil (2-1), le 6 juin dernier, a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Quelques semaines plus tôt, un nul vierge arraché contre l'Espagne (0-0) confirmait que cette équipe, entraînée par Hossam Hassan Hussein, sait défendre et contre-attaquer avec efficacité. Certes, une lourde défaite face à l'Arabie saoudite (0-4) en mars rappelle que les Pharaons peuvent aussi connaître de grandes difficultés. Mais la dynamique récente plaide clairement en leur faveur.
Les joueurs à suivre
- Kevin De Bruyne (Belgique, milieu, Naples, 34 ans) — Le capitaine et cerveau du jeu belge. À 34 ans, ce Mondial est probablement le sien pour marquer l'histoire. Sa créativité et sa vision du jeu restent des armes redoutables à ce niveau.
- Amadou Onana (Belgique, milieu, Aston Villa, 24 ans) — Le joueur d'Aston Villa incarne la nouvelle génération belge. Puissant, technique, capable de peser dans les deux surfaces, il sera un élément clé du dispositif de Rudi Garcia.
- Ikoma-Loïs Openda (Belgique, attaquant, Juventus, 26 ans) — Auteur d'une belle saison en club, l'attaquant de la Juventus sera chargé de concrétiser les occasions. Sa vitesse et son sens du but en font l'une des menaces principales des Diables Rouges.
- Mohamed Elneny (Égypte, milieu, Al Jazira, 33 ans) — Vétéran de l'équipe nationale, il apporte l'expérience et le leadership au milieu de terrain égyptien. Son rôle sera crucial pour cadencer le jeu et casser les transitions belges.
- Mohamed Abdelmonem (Égypte, défenseur, OGC Nice, 27 ans) — Le défenseur central qui évolue en Ligue 1 connaît le football européen de haut niveau. Sa capacité à lire le jeu et à contenir les attaquants adverses sera déterminante face à la puissance offensive de la Belgique.
Les enjeux : chaque point compte
Dans un Groupe G qui réunit également l'Iran (FIFA 21) et la Nouvelle-Zélande (FIFA 85), la Belgique fait figure de grande favorite. Mais le format de cette Coupe du Monde 2026 — 48 équipes, avec les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes qualifiés pour les 16es de finale — signifie que personne ne peut se permettre de dilapider des points dès le premier match. Pour la Belgique, entamer la compétition par une victoire serait un signal fort envoyé au reste du groupe. Pour l'Égypte, créer la surprise face au 9e mondial représenterait un tremplin extraordinaire pour la suite d'une aventure qui n'en est qu'à ses débuts.



