James Rodriguez, Colombie (Iconsport)
Paris sportifs

Suisse - Colombie : James Rodríguez a encore des choses à prouver

James Rodriguez, Colombie (Iconsport)

Vancouver, huitième de finale, élimination directe : la Suisse a beau sortir d'un parcours de groupe impeccable, la Colombie n'est pas venue au Canada pour faire du tourisme. Notre pronostic penche côté cafeteros — avec toutes les précautions d'usage pour un match où rien ne se passe jamais comme prévu.

LLa rédactionMis à jour à 18h505 min de lecture
Partager

Quatre victoires en cinq matchs, un seul but encaissé lors du tour de groupe, et une déroute 4-1 infligée à la Bosnie en guise d'entrée en matière : la Suisse de Murat Yakin arrive à Vancouver avec la mine de celui qui a bien préparé son dossier. Problème classique — et les archives des Huitièmes de finale suisses en savent quelque chose — c'est souvent à ce stade précis que la Nati découvre que son dossier ne suffit pas. 2022, 2018, 2006, 1994 : autant d'huitièmes de finale, autant d'éliminitions. La régularité a du bon, mais là ça commence à ressembler à une tradition nationale presque aussi bien ancrée que le chocolat et la neutralité.

Le 11 de Lorenzo ne plaisante pas avec les résultats serré

La Colombie, de son côté, a traversé la phase de groupes avec une économie de moyens qui force le respect — ou l'inquiétude, selon le bord où on se place. Trois victoires dont deux sur le score fleuri de 1-0, un nul 0-0 contre le Portugal qui ressemble davantage à un choix tactique qu'à un accident. Néstor Gabriel Lorenzo a visiblement décidé que marquer trop de buts, c'est gaspiller de l'énergie. La victoire 3-1 contre l'Ouzbékistan reste l'exception festive d'un groupe qui se méfie du spectacle. Ce n'est pas glamour, mais les Colombiens sont qualifiés et ont les dents encore longues.

Le vrai moteur de cette équipe, tout le monde le sait, c'est Luis Díaz. L'ailier du Bayern Munich est du genre à décider d'un match en trente secondes d'inspiration, le genre de joueur qui rend les défenses adverses profondément nostalgiques du repos. Face à une ligne suisse qui s'est montrée solide mais pas impénétrable — demandez aux Algériens de juger sur pièce, après le 2-0 du 3 juillet —, un Díaz en jambes peut changer la nature de la soirée assez vite.

Xhaka, Jashari et l'art de tenir le milieu contre le vent

La Suisse a un avantage que les cotes à 3,60 ne reflètent peut-être pas assez : elle sait exactement ce qu'elle fait. Granit Xhaka à Sunderland n'a rien perdu de sa capacité à organiser, à presser, à agacer l'adversaire méthodiquement. Ardon Jashari, 23 ans à l'AC Milan, incarne cette génération helvète qui ne tremble pas — même si Vancouver n'est pas San Siro. Et Dan Ndoye, sur le côté, peut déborder n'importe qui les soirs où il se lève du bon pied.

Sauf que côté colombien, Richard Ríos (Benfica) et Jefferson Lerma (Crystal Palace) forment un double pivot qui n'a pas l'intention de laisser Xhaka régner tranquillement sur le centre du terrain. Et puis il y a James Rodríguez, 34 ans, Minnesota United, toujours là quand on pensait qu'il allait rester au vestiaire. James a ce talent particulier de réapparaître dans les grandes compétitions comme une chanson qu'on croyait oubliée — et de faire mal exactement au mauvais moment pour l'adversaire.

Un huitième de finale où les assurances ne couvrent pas grand-chose

Sur le papier, la Colombie présente le profil de l'équipe qui sait gérer les matchs à enjeu : elle n'a pas pris de but inutile, elle défend en bloc avec Lucumí et Muñoz, et elle possède des joueurs capables de trouver la faille sur un contre ou un coup de pied arrêté. La Suisse, elle, est condamnée à reproduire son niveau de groupe — ce qui est loin d'être honteux — mais devra le faire contre une équipe de calibre nettement supérieur à la Bosnie ou au Canada.

Le nul est une option réelle à 3,00 : les deux équipes pratiquent un football organisé, peu enclin aux largesses défensives. Une prolongation ne serait pas un scandale. Mais si on doit trancher, la Colombie — à 2,15 — représente le pari le plus cohérent avec le rapport de forces global : meilleur classement FIFA (13e contre 19e), expérience des matchs couperets, et un Luis Díaz qui joue pour prouver que son transfert au Bayern était une bonne idée pour tout le monde.

Le verdict, sans filet de sécurité alpin

  • Pronostic principal : victoire Colombie (cote 2,15)
  • Alternative prudente : moins de 2,5 buts dans le match — deux équipes qui savent souffrir, ça ne s'envole pas en festival offensif
  • Joueur à surveiller : Luis Díaz, pour l'impact côté colombien ; Dan Ndoye, si la Suisse cherche à renverser la tendance

La Suisse peut renverser la tendance — elle l'a fait contre des équipes bien cotées avant ce soir. Mais Vancouver n'est pas le lieu idéal pour briser cinq décennies de sorties en huitièmes. Le risque existe, comme dans tout huitième de finale qui se respecte. Et c'est précisément ce qui rend le match intéressant à suivre — et le pari à nuancer avant de le poser.

Les pronos de la rédaction

Nos sélections avec les cotes PMU du moment et le gain pour 100 € misés. Avec l'offre de bienvenue PMU Play, votre 1er pari sport est remboursé en Bonus cash jusqu'à 100 € s'il est perdant (sous conditions) — voir l'offre.

  • Le résultat — victoire Colombie (cote 2,15) : 100 € misés rapportent 215,00 €, soit +115,00 € de gain.
  • Nombre de buts — moins de 2,5 buts (cote 1,54) : 100 € misés rapportent 154,00 €.
  • Le combiné de la rédaction — victoire Colombie + moins de 2,5 buts (cote combinée 3,31) : 100 € misés rapportent 331,00 €. Jouer ce combiné sur PMU

Parier sur Suisse - Colombie sur PMU · le bonus de bienvenue PMU Play.

18+
Les jeux d'argent et de hasard sont interdits aux mineurs. Jouer comporte des risques : endettement, dépendance, isolement… Joueurs-info-service : 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).
Les liens sont affiliés à l'opérateur PMU Play, agréé par l'ANJ (Autorité Nationale des Jeux).

Match lié

À lire aussi