Granit Xhaka, Suisse (Iconsport)
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Mahrez contre Xhaka : le choc des vétérans qui ne rêvent que de rentrer à la maison

Granit Xhaka, Suisse (Iconsport)

La Suisse arrive à Vancouver vendredi comme un élève qui a bien bosé ses maths, mais l'Algérie, galvanisée par son nul fou face à l'Autriche, pourrait bien lui jouer un mauvais tour. À 5h du matin heure de Paris, on prendra les Helvètes, mais sans déboucher le champagne.

LLa rédactionMis à jour le 3 juillet 20264 min de lecture
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Pourquoi les Suisses font peur (mais pas tant que ça)

Vous savez ce que c'est, un pays qui ne perd jamais vraiment en phase finale ? La Suisse, depuis une douzaine de Coupes du Monde, a compris le truc : accumuler les huitièmes, faire le strict nécessaire, et rentrer chez soi la tête haute. En groupe, c'est classique : deux victoires (4-1 contre la Bosnie, 2-1 au Canada) et un nul (1-1 face au Qatar) en trois matchs. Le job est fait, gentiment.

Murat Yakin a bâti une équipe qui ressemble à un barrage suisse : solide, méthodique, un brin inexpressive. Gregor Kobel garde comme si de rien n'était. Manuel Akanji, Nico Elvedi et les copains font bloquer des balles en défense. Granit Xhaka, 33 ans, sert de mur du milieu. Et puis il y a Dan Ndoye et Breel Embolo devant, deux attaquants qui courent beaucoup mais qui ne font pas fleurir les défenses d'effroi.

L'Algérie, cette surprise sympathique qui refuse de mourir

Voilà où c'est marrant : l'Algérie sort d'un groupe avec l'Argentine et l'Autriche, deux équipes qu'on ne blague pas sur les champs. Résultat? Trois matchs, une victoire (2-1 sur la Jordanie), un nul 3-3 contre l'Autriche en dernier match — un truc complètement cinglé où rien ne s'est arrêté — et une défaite 0-3 face aux Argentins. Mais c'est là qu'est le piège : en Coupe du Monde, on ne juge pas sur la moyenne de classe.

Vladimir Petković a réussi à garder ses gars debout. Riyad Mahrez, 35 ans, ancien champion d'Afrique, respire encore. Houssem Aouar, Anis Hadj Moussa, même dans les jambes après avoir trotté en groupe, portent encore des crocs. Et puis, disons-le : quand tu n'as rien à perdre et que ton adversaire est habitué à gagner sans trembler, ça crée des choses.

Le piège du 05h00 du matin à Vancouver

Soyons honnêtes : vendredi 3 juillet à 5h du matin heure de Paris, les Français se lèveront pas. Les Suisses non plus ne seront pas frais. Mais l'Algérie? Elle joue chez les Canadiens, c'est loin de tout, et elle arrive avec l'énergie du désespoir — celle qui fait gagner des matchs qu'on aurait perdus 10-0 en conditions normales.

La Suisse possède plus de contrôle, meilleure organisation, joueurs de plus grande lignée européenne. Mais elle n'a jamais excellé dans les couper-circuit; elle excelle dans les matchs où elle peut imposer son tempo. Or, un seizième de finale à élimination directe, c'est justement là où ton système n'a pas droit à l'erreur. Un instant de relâchement, une déviation bizarre, et Mahrez cherche Aouar dans le couloir algérien — c'est 1-0 et le rêve devient possible.

Les cotes ne mentent pas, mais elles dorment

PMU nous dit Suisse à 1.79 — c'est un favori confortable. Nul à 3.45 — le scénario raisonnable. Algérie à 4.40 — le conte de fées. Statistiquement, c'est logique : la Suisse est mieux classée, plus régulière, plus prévisible. Mais les seizièmes de finale, c'est le format qui adore envoyer promener les certitudes.

Le coup de dé en Vancouver

On verra si Yakin ose une vraie construction offensive ou s'il plaque ses schémas habituels de bloc-et-contre. On verra si Petković accepte de contrôler ou s'il lâche ses gars en 4-4-2 décalé. On verra surtout si Mahrez, dans l'urgence, se souvient qu'il a déjà gagné une Coupe d'Afrique.

Voilà le truc : la Suisse ne se fera pas avoir, mais elle ne mettra pas deux buts avant la 70e minute. L'Algérie reste à la portée d'une seconde-mi-temps où elle pourrait croire à quelque chose d'étrange. Avec 90 minutes à élimination directe, les vieux réflexes ne suffisent jamais.

Notre pari : Suisse, mais sur le fil

Succès suisse à 1.79, c'est l'option raisonnable et elle tient debout. Nul à 3.45, c'est le scénario qui raconterait une belle histoire. Si on doit choisir, on se lie à la Suisse parce qu'elle a montré plus en phase de groupe, qu'elle ne panique pas et que Xhaka, même vieux, pose des questions. Mais voilà : cette Algérie venue de nulle part, avec son nul 3-3 qui aurait pu être une victoire, elle a cette aura étrange des équipes qui ne devraient pas être là.

Pari responsable : Suisse. Pari du cœur : pourquoi pas un nul et prolongation? C'est la Coupe du Monde, bébé. À 5h du matin à Vancouver, tout est possible.

Les pronos de la rédaction

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  • Le résultat — victoire Suisse (cote 1,79) : 100 € misés rapportent 179,00 €, soit +79,00 € de gain.
  • Nombre de buts — moins de 2,5 buts (cote 1,77) : 100 € misés rapportent 177,00 €.
  • Le combiné de la rédaction — victoire Suisse + moins de 2,5 buts (cote combinée 3,17) : 100 € misés rapportent 317,00 €. Jouer ce combiné sur PMU

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