Un groupe I qui s'emballe dès la deuxième journée
À 02h00, heure de Paris, dans l'antre du MetLife Stadium qui accueillera la finale le 19 juillet prochain, Norvège et Sénégal vont se livrer un duel qui pourrait dessiner le visage définitif du Groupe I. Le tableau est clair après une première journée particulièrement parlante : la Norvège trône en tête avec 3 points et une différence de buts de +3, à égalité avec la France. Le Sénégal, lui, pointe à zéro, avec déjà deux buts à remonter au compteur. Le match nul n'arrangerait vraiment personne. La victoire est presque obligatoire pour les deux camps, mais surtout pour les Lions.
Le Sénégal dos au mur
Pape Bouna Thiaw et ses hommes ont vécu une entrée en matière difficile. Face à la France, le Sénégal a encaissé trois buts pour n'en marquer qu'un, livrant une prestation insuffisante face à la troisième équipe mondiale. Ce résultat n'est pas une surprise en soi — la France reste un cador — mais la manière interroge. La préparation ne rassurait pas totalement non plus : un nul 0-0 contre l'Arabie Saoudite et une défaite 2-3 contre les États-Unis en amical trahissaient une équipe encore en quête de ses repères offensifs.
Ce soir, perdre ou même faire match nul contre la Norvège placerait le Sénégal dans une situation quasi désespérée avant d'affronter la France lors de la troisième journée. Pour se maintenir dans la course aux huitièmes de finale — rappelons que les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes sont qualifiés —, une victoire est le strict minimum. Il faudra trouver de la consistance défensive et libérer les jeunes éléments offensifs, capables d'éclairs mais encore trop irréguliers dans ce tournoi.
La Norvège en position de force
Du côté scandinave, l'ambiance est tout autre. Le 4-1 infligé à l'Irak a été une démonstration de puissance collective, aboutissement d'une préparation encourageante : victoire 3-1 contre la Suède, nul 1-1 contre le Maroc en amical. La machine Solbakken tourne. Avec trois points en poche et une attaque déjà bien huilée, la Norvège peut aborder ce deuxième match avec sérénité, sans pour autant se permettre la moindre relâche.
Une victoire ce soir enverrait les Norvégiens en 16es avec un match d'avance sur le calendrier, quelle que soit l'issue du France-Irak simultané. Un tel scénario changerait radicalement la psychologie de la fin de phase de groupes : Ståle Solbakken pourrait gérer ses forces lors de la troisième journée. L'enjeu est donc colossal pour une équipe qui n'a plus participé à une Coupe du Monde depuis 1998 et rêve désormais de faire bien mieux qu'un huitième de finale.
Les joueurs à suivre
- Erik Botheim (Norvège, attaquant, Malmö FF) : auteur d'une bonne première journée, le Norvégien de 26 ans est en confiance et constitue l'une des principales menaces offensives de son équipe.
- Aune Heggebø (Norvège, attaquant, West Bromwich Albion) : à 24 ans, il représente la vivacité et la profondeur du collectif norvégien. Une équipe à surveiller sur les transitions rapides.
- Abdou Diallo (Sénégal, défenseur) : cadre défensif expérimenté, le joueur d'Umm-Salal SC devra être impeccable pour freiner les velléités offensives norvégiennes. La solidité de son bloc déterminera en grande partie les chances sénégalaises.
- Ørjan Nyland (Norvège, gardien, Séville FC) : le vétéran de 35 ans apporte la sérénité dans les buts. Son expérience pourra se révéler précieuse si le Sénégal parvient à créer du danger.
Un duel inédit à enjeux majeurs
L'historique entre les deux sélections est mince, ce qui rend cette confrontation encore plus ouverte. On sait ce que le Sénégal est capable de produire dans les grands rendez-vous — la génération 2002 avait atteint les quarts de finale, exploit encore gravé dans les mémoires — mais cette équipe 2026 doit encore montrer qu'elle a les ressources pour répéter une telle épopée. En face, la Norvège n'a jamais brillé en phase finale de Coupe du Monde, mais cette génération a faim d'écrire une nouvelle histoire.


