Un groupe H serré comme jamais
À l'issue de la première journée du Groupe H, le moins que l'on puisse dire, c'est que personne n'a vraiment frappé fort. Quatre équipes, quatre points partagés, zéro différence de buts pour tout le monde. L'Espagne est troisième, certes, mais avec un but marqué de moins que l'Arabie Saoudite et l'Uruguay — un détail qui, dans un groupe aussi comprimé, peut avoir son importance. Ce dimanche 21 juin à 18h00 (heure de Paris), au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta, la Roja doit impérativement se montrer, sous peine de voir la qualification se compliquer dès la deuxième journée.
L'Espagne : la pression du statut
Deuxième nation au classement FIFA, championne du monde en 2010, l'Espagne arrive à ce tournoi avec les ambitions qui vont avec son rang. Mais face à Cap-Vert lors de la première journée, la Roja a été bien incapable de trouver le chemin des filets, concédant un match nul 0-0 peu reluisant. Une performance décevante pour une équipe qui restait pourtant sur une victoire 3-1 face au Pérou en match amical juste avant le tournoi.
Sous les ordres de Luis De la Fuente Castillo, le jeu espagnol devra gagner en efficacité et en tranchant. Les occasions manquées contre Cap-Vert devront se transformer en buts, car une deuxième contre-performance pourrait sérieusement compromettre une qualification que tout le monde imaginait tranquille. Les yeux seront tournés vers Ayoze Gutiérrez, l'attaquant de 32 ans, attendu pour débloquer le compteur offensif, et vers le milieu Nicholas Arthuer, 23 ans, dont l'énergie et la créativité seront précieuses pour mettre en danger la défense saoudienne.
L'Arabie Saoudite : l'ambition d'un match nul qui encourage
L'Arabie Saoudite, elle, sort d'une première journée plutôt encourageante. Tenir l'Uruguay — 16e au classement FIFA — en échec sur un score de 1-1, c'est déjà un résultat honorable pour une sélection classée 61e mondiale. Le sélectionneur grec Giorgios Donis a visiblement mis en place une organisation solide, et ses joueurs ont montré du caractère pour arracher ce point face aux Sud-Américains.
La préparation saoudienne avait été plus mitigée — trois défaites lors des derniers matchs amicaux, dont une lourde 0-4 contre l'Égypte — mais le tournoi semble avoir eu un effet galvanisant sur ce groupe. Face à l'Espagne, les Saoudiens n'auront rien à perdre et tout à gagner. Leur jeu en contre-attaque rapide, incarné par des attaquants jeunes et véloces comme Marwan Alsahafi, 22 ans (Antwerp), et Ahmed Al-Ghamdi, 24 ans (Al-Ittihad), pourra mettre en danger une défense espagnole qui n'a certes pas encaissé de but, mais qui a aussi peu convaincu dans la relance.
Les joueurs à suivre
- Ayoze Gutiérrez (Espagne, 32 ans) : l'attaquant espagnol doit enfin se montrer décisif après un premier match stérile offensivement.
- Nicholas Arthuer (Espagne, 23 ans) : le jeune milieu est attendu pour apporter de la vitesse et de l'inspiration dans le jeu de la Roja.
- Marwan Alsahafi (Arabie Saoudite, 22 ans) : l'ailier d'Antwerp est le profil capable de déstabiliser la défense espagnole en transition.
- Ahmed Al-Ghamdi (Arabie Saoudite, 24 ans) : buteur potentiel et véritable danger dans les espaces, l'attaquant d'Al-Ittihad sera à surveiller de près.
Ce que ce match change au classement
Avec quatre équipes à égalité parfaite après un match, la deuxième journée sera décisive pour dessiner les contours du groupe. Une victoire espagnole propulserait la Roja en tête et lui offrirait une position confortable avant la troisième journée face à l'Uruguay. Un nul laisserait tout le monde dans un brouillard total. Et une victoire saoudienne — aussi improbable que séduisante sur le papier — enverrait un signal fort à tout le tournoi, et placerait l'Espagne dans une situation délicate, à dos du mur pour éviter l'élimination au dernier match.

