L'entrée en matière d'une Seleção sans étoile
Depuis le sacre à l'Euro 2016, le Portugal chasse inlassablement un premier titre mondial. À la Coupe du Monde 2026, les hommes de Roberto Martínez débarquent avec le statut de cinquièmes au classement FIFA, l'une des nations les mieux classées du tournoi, et une pression qui ne faiblit pas. Le groupe K s'annonce ouvert, avec la Colombie en rival sérieux, mais cette première journée face à la RD Congo est un rendez-vous à ne surtout pas manquer. Un faux pas dès le départ, et les calculs deviendraient vite compliqués dans une compétition à 48 équipes où la marge existe, certes, mais où le momentum compte énormément.
Une préparation mitigée pour les Portugais
La période de préparation n'a pas été un long fleuve tranquille pour la sélection portugaise. Fin mars, le Portugal s'est incliné face aux États-Unis et a été tenu en échec par le Mexique lors de deux matchs amicaux disputés à l'extérieur — deux équipes hôtes de ce Mondial, rodées à l'atmosphère américaine. Une victoire rassurante contre le Chili début juin a permis de souffler un peu, mais les doutes subsistent. Sans les noms qui ont longtemps porté cette équipe, une nouvelle génération doit confirmer qu'elle est prête pour la plus grande scène du football.
Parmi les joueurs à surveiller, Geovany Quenda, l'ailier de 19 ans du Sporting Portugal, incarne à lui seul le renouveau lusitanien. Explosif, imprévisible, il est le genre de profil capable de faire la différence dans un match où les espaces peuvent s'ouvrir rapidement. À ses côtés, Fábio Silva, attaquant de Wolverhampton âgé de 23 ans, portera le poids de l'animation offensive. La charnière défensive, avec Tiago Santos côté Lille, devra quant à elle montrer sa solidité face à des Congolais qui n'ont rien à perdre.
La RD Congo, outsider ambitieux d'un retour historique
C'est là toute la beauté de cette Coupe du Monde élargie : elle offre à des nations comme la RD Congo l'opportunité de réécrire leur histoire. Les Léopards participent seulement à leur deuxième phase finale de Coupe du Monde, leur première remontant à 1974. Plus d'un demi-siècle de silence mondial, brisé par une qualification méritée qui a soulevé tout un continent.
L'entraîneur Sébastien Desabre a façonné un groupe soudé, mêlant joueurs évoluant dans de grands championnats européens et talent local. Ngal'ayel Mukau, milieu de terrain formé et actif à Lille, connaît bien le football européen et sera un relais précieux pour rayonner dans l'entrejeu. Le gardien Matthieu Epolo, du Standard Liège, devra lui tenir la baraque face aux assauts portugais. En préparation, la RD Congo a tenu le Danemark en échec avant de s'incliner de peu face au Chili. Des résultats qui dessinent une équipe capable de résister, même si elle manque encore de réalisme offensif.
Un Groupe K sous haute tension
Le Groupe K, c'est aussi la Colombie — classée treizième au monde — et l'Ouzbékistan. Pour le Portugal, l'objectif est clair : finir parmi les deux premiers. Mais rien ne serait plus dangereux que de sous-estimer une équipe congolaise qui aborde ce tournoi sans complexe, portée par la ferveur d'une nation entière et la liberté de celui qui n'a rien à perdre.



