Un groupe G figé, une occasion en or
C'est le paradoxe de ce Groupe G : au soir de la première journée, les quatre équipes sont à égalité parfaite, toutes avec un point, toutes avec une différence de buts nulle. La Belgique a partagé les points avec l'Égypte (1-1), l'Iran a fait de même face à la Nouvelle-Zélande (2-2). Résultat : qui gagne dimanche soir au SoFi Stadium prend seul la tête du groupe et se retrouve dans une position idéale avant le dernier match de poule. L'enjeu est aussi simple que crucial.
La Belgique doit hausser le ton
Un nul contre l'Égypte, ce n'est pas le scénario espéré pour une équipe classée 9e au ranking FIFA. Les Diables Rouges avaient pourtant montré de belles choses en préparation, avec notamment une large victoire 5-0 face à la Tunisie début juin, et un solide succès 2-0 en Croatie. Mais la réalité de la compétition a rattrapé Rudi Garcia dès l'entrée. Face à une équipe égyptienne bien organisée, la Belgique n'a pas réussi à faire la différence, et c'est ce manque de tranchant offensif qui devra être corrigé ce dimanche.
Pour passer un cap, les regards se tourneront naturellement vers Ikoma-Loïs Openda. L'attaquant de la Juventus, 26 ans, est attendu comme le fer de lance de cette sélection belge en reconstruction. À ses côtés, Julien Duranville et Saint-Cyr Bakayoko apportent vitesse et percussion, mais il faudra que le milieu de terrain — avec Roméo Lavia et Dodi Ngandoli dans l'axe, Arne Engels en soutien — soit capable d'alimenter l'attaque avec davantage de fluidité. La Belgique a les armes. Elle doit maintenant les utiliser.
L'Iran, solide mais pas encore rassurant
De son côté, l'Iran aurait pu repartir avec les trois points face à la Nouvelle-Zélande, et le nul 2-2 laisse un goût amer malgré l'égalisation tardive. Classé 20e au ranking FIFA, la sélection iranienne dirigée par Amir Ghalenoei dispose d'un bloc équipe cohérent, rodé lors des qualifications asiatiques. Mehdi Tikdari et Majid Aliyari animent l'attaque et seront les hommes à surveiller pour la défense belge.
En préparation, l'Iran avait montré de bonnes choses avec une victoire 3-1 contre la Gambie fin mai. Mais le collectif iranien a aussi ses fragilités défensives, comme l'a révélé ce 2-2 inaugural. Concéder deux buts face à la Nouvelle-Zélande (classée 85e au FIFA) n'est pas de bon augure avant d'affronter une sélection belge nettement plus armée offensivement. Le gardien Ahmad Gohari et la charnière défensive autour de Morteza Pouraliganji et Hossein Abarghouei auront fort à faire.
Ce que ce match change au classement
La mécanique est limpide. En cas de victoire belge, les Diables Rouges passent à quatre points et prennent une option sérieuse sur la qualification, d'autant que l'Égypte et la Nouvelle-Zélande s'affrontent au même moment lors de la deuxième journée. Une victoire iranienne propulserait Team Melli en tête avec quatre points et mettrait la Belgique dans une situation de quasi-obligation de victoire lors du dernier match. Un nul, enfin, laisserait le groupe totalement ouvert à deux journées de la fin — et relancerait le suspense jusqu'au bout.
- Victoire belge : Belgique seule en tête (4 pts), Iran troisième ou quatrième selon l'autre résultat
- Victoire iranienne : Iran en tête (4 pts), Belgique sous pression immédiate
- Match nul : les deux équipes à 2 points, le groupe reste totalement indécis
Les joueurs à suivre
Du côté belge, Ikoma-Loïs Openda sera le point de fixation de toutes les attentions : capable de percuter dans le dos des défenses, l'attaquant de la Juventus a besoin d'un match référence pour lancer vraiment son tournoi. Roméo Lavia, dans l'entrejeu, sera le métronome dont la Belgique a besoin pour contrôler le tempo. Côté iranien, Mehdi Tikdari, 29 ans, est l'homme capable d'un éclair sur le moindre espace laissé par la défense adverse.
